vendredi 17 octobre 2014

Vie Régionale : l’Union Centre-Ouest mobilisée sur les sujets de la profession


Echanger sur tous les sujets qui concernent les professionnels de la viande. 

Tel était l’objectif fixé par François GILLARD le 17 octobre à Limoges lors de l’assemblée générale de l’InterRégion qu’il préside. Cette édition 2014 a ouvert ses portes avec succès à tous les entrepreneurs de la viande, qu’ils soient adhérents ou non à la FNICGV. 

François GILLARD a retracé une année d’actions de l’InterRégion. Les échanges furent vifs suite à l’exposé des dossiers relatifs à l’actualité sociale, notamment à propos de la formation professionnelle, de l’assurance-maladie complémentaire, de la pénibilité dans les métiers, et les perspectives d’évolution de la représentativité des organisations professionnelles

Henri Gabriel, le Président du Conseil de toutes les InterRégions de la FNICGV, a ensuite développé les enjeux de la qualité de la mise en marché des viandes au regard de la baisse de la consommation depuis 30 ans. Il appelle les professionnels à participer à ces réflexions. 

François FRETTE, en charge de ces questions au sein de l’équipe permanente de la FNICGV à Paris, a mis l’accent sur les nouveautés sur l’étiquetage des viandes en 2015 : nouveau code des usages pour la dénomination des viandes bovines et ovines destinées à la transformation, nouvel étiquetage de l’origine pour les viandes porcines, ovines et caprines, simplification de l’étiquetage des viandes bovines, … Surtout, l’accent a été mis sur le nouvel étiquetage des viandes en libre-service

Egalement, sous l’impulsion d’Henri GABRIEL, la FNICGV relance son réseau des jeunes entrepreneurs de la profession

Le Comité Régional INTERBEV Limousin a mobilisé autour de l’opération « Made In Viande ». Plus qu’un événement, cette action est une démarche de fond d’ouverture au public et pour une meilleure connaissance et reconnaissance du travail accompli chaque jour par les salariés et les entreprises de la filière viande. 

Cette assemblée s’est clôturée par la réélection de François GILLARD et l’entrée au conseil d’administration de Julie AUBURTIN, Pierre PORCHIER et Stéphane RICHARD, preuve du dynamisme de cette région. 

Une réussite !

vendredi 10 octobre 2014

Suspension de l’écotaxe – un scandale pour certains, du pragmatisme pour d’autres !

Nathalie Kosciusko-Morizet, députée UMP et Emmanuelle COSSE, présidente d’EELV, estiment « scandaleuse » la décision de la Ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, de suspendre sans délai le dispositif du péage de transit. 

Bien au contraire pour les acteurs économiques, en prise directe avec les réalités quotidiennes de l’entreprise, cette décision courageuse a le mérite de lever l’hypothèque qui pesait sur l’emploi et l’investissement au combien fragile actuellement. 

Depuis 2009, la FNICGV n’a cessé d’informer et de s’opposer à l’écotaxe ancienne et nouvelle formule. La fédération de l’industrie et du commerce en gros des viandes considère que la prise de conscience du matraquage fiscal subi pas les entreprises est un élément positif pour la mise en œuvre du contrat de la filière agroalimentaire.

L’étiquetage de l’origine de la viande dans les produits transformés n’est pas mort

Le 30 septembre dernier, lors de son audition devant le parlement européen, Vytenis Andriukaitis, le commissaire désigné à la santé et la sécurité alimentaire, a annoncé qu'il « reviendra sur la question » de l'étiquetage d'origine de la viande dans les plats préparés, car les consommateurs « veulent connaître le pays d’origine ». Létude d’impact sur différents scénarios d’indication de l’origine pour toutes les viandes utilisées en tant qu’ingrédient a été publiée en décembre 2013, accompagnée des résultats d’une étude sur l’attitude des consommateurs vis-à-vis du sujet. Les principales conclusions révèlent que :
-       L’intérêt du consommateur pour l’origine des viandes en tant qu’ingrédient est très répandu (90% des consommateurs)
-       Il existe des différences considérables entre les pays européens sur les préférences de consommateurs et sur leur compréhension des informations d’origine
-       Le fort intérêt du consommateur pour les informations d’origine ne reflète pas le consentement à payer les coûts additionnels estimés pour fournir cette information. Dès une augmentation de 10% des prix des produits, le consentement à payer chute de 60-80%...

Les discussions entre l’ancienne Commission européenne, les États membres et le Parlement européen menée en avril 2014 n’avaient pas abouties à un consensus (voir FLASH 2014 15) et les discussions logiquement renvoyées à la future Commission.

vendredi 3 octobre 2014

Tests ESB : Enfin la fin !

Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, a annoncé ce jeudi, au sommet de l'élevage en Auvergne, la levée des tests de dépistage de l'Encéphalopathie Spongiforme Bovine (ESB) sur les animaux nés depuis 2002 : "Nous mettons fin aux tests ESB pour les bovins nés après le 1er janvier 2002. La décision a été arbitrée hier ». 

Cette bonne nouvelle est à porter au crédit de Dominique LANGLOIS, président de la FNICGV et d’INTERBEV, qui a mené un intense travail sur ce sujet ces derniers mois, après plusieurs années d’efforts de la part de la profession. Il a su trouver la bonne fenêtre politique et les bons arguments pour convaincre un à un les décideurs du bien-fondé de l’arrêt des tests systématiques. 

En effet, dans la stratégie interprofessionnelle de recherche de la croissance à l’export, cet arrêt des tests est « un gain de compétitivité pour la filière et une preuve que nous pourrons donner, à l'international, de la situation sanitaire de notre pays », comme l’a fait valoir le Ministre. 

La poursuite des tests ESB, malgré l’évolution très favorable de la situation épidémiologique française, agit surtout comme un repoussoir pour de nombreux marchés extérieurs. 

Le dépistage de l'encéphalopathie spongiforme bovine ou maladie de la « vache folle » avait été rendu obligatoire en 2001, en pleine épidémie. Actuellement, les tests ESB sont réalisés sur les animaux de plus de 72 mois pour les bovins abattus sains. En 2012, les 937 725 animaux testés à l’abattoir étaient tous négatifs pour la recherche d’ESB. En 2013, 119 000 bovins nés avant le 1er janvier 2002 ont été abattus sur un total de 3,3 millions de têtes (3,6%). 

L'arrêté ministériel a été publié le 8 octobre. La mesure entrera en vigueur à compter du 1er janvier 2015.