vendredi 24 avril 2015

Réflexion sur la qualité des viandes : des avancées prometteuses

Cote de boeuf
En juin 2014, au congrès de Corse, la FNICGV avait consacré toute la journée du vendredi à une réflexion sur le thème « Quelle viande pour le consommateur demain ? » Les débats ont permis de montrer que la filière avait besoin de définir ce que l’on entend par une viande de qualité. 

Ce constat semble maintenant faire l’objet d’un consensus au sein de la filière. Les éleveurs de bovins en ont même fait le thème d’un des ateliers de travail de leur assemblée générale en février dernier à Rodez. 

S’agissant d’une réflexion de filière, il était naturel que les débats se poursuivent ensuite dans un cadre interprofessionnel. C’est ce qui a été fait par INTERBEV avec son projet « le bœuf demain ». 

Un groupe de travail restreint réuni dans ce cadre le 15 avril a abouti à une proposition visant à relever le niveau qualitatif des viandes en retirant du circuit de commercialisation des viandes de boucherie (non transformées) tous les muscles qui ne présenteront jamais la promesse de qualité attendue par le consommateur, c’est-à-dire tous les muscles issus des carcasses de gros bovins d’état d’engraissement 1 ainsi que les taureaux de conformation P.

Les viandes issues d’une démarche de qualité (Label rouge, AOC, ... comme par exemple l’AOC taureau de Camargue), ne sont pas visées par cette exclusion. 

Des études d’impact technique, économique et marketing doivent être affinées pour mesurer les effets de cette petite révolution pour la filière. 

Cette proposition, qui s’inscrit pleinement dans la réflexion initiée par la FNICGV, a fait l’objet d’un consensus de la part de tous les participants au groupe de travail (éleveurs, abatteurs, grande distribution et restauration collective) et demande maintenant à être confirmée par l’ensemble des participants au projet « le bœuf demain ». 

On peut donc faire le constat que si tout n’est pas encore abouti à ce jour, la réflexion initiée par la FNICGV a fait son chemin ...


vendredi 10 avril 2015

Légion d’honneur : la FNICGV fait coup double

Deux figures de la FNICGV font leur apparition au tableau de la Légion d’honneur. Ainsi, par un décret du 3 avril paru au journal officiel du 5 avril, Dominique LANGLOIS, dirigeant de la société SVA-Jean Rozé, a été nommé au grade de chevalier. Et Guy ESCHALIER, de la société MECARUNGIS et ancien président du syndicat des grossistes en viandes de Rungis, accède à ce même grade.

Pénibilité : on en parle, la FNICGV agit … et la mission parlementaire la reçoit

Claude THIEBLEMONT (OVIMPEX) et Jacques MELEY (DEVEILLE SA) ont été reçus ce jeudi par la mission parlementaire « pénibilité » mise en place par le Premier ministre, Manuel Valls. 

Accompagnés du directeur général de la FNICGV, Hervé des Déserts et de Yannick Henry, directeur des affaires sociales, les deux professionnels élus de la fédération ont été attentivement écoutés par Gérard HUOT, Christophe SIRUGUE et Michel de VIRVILLE. 

Au nom de l’ensemble des adhérents de la FNICGV, et particulièrement ses TPME – PME, Jacques MELEY a expliqué l’impact concret attendu de la loi du 20 janvier 2014 et de son compte personnel de prévention de la pénibilité. 

Claude THIEBLEMONT a insisté pour que le législateur adapte le dispositif selon les tailles des entreprises et simplifie la mise en œuvre pour les PME. Il a alerté la mission parlementaire sur le mouvement induit d’automatisation et de robotisation que les entreprises seront amenées à étudier plus précisément, en réponse à la loi. Cette dynamique aura deux conséquences importantes : la première sur l’emploi, et la seconde sur l’incapacité pour les TPME – PME à financer de tels investissements. 

La FNICGV refuse que cette loi programme la disparition des entreprises de proximité ! N’oublions pas la distorsion de concurrence avec les entreprises européennes.

La FNICGV agit depuis de nombreuses années sur la prévention des risques professionnels. Jacques MELEY a souligné l’impact financier énorme de la loi par un exemple concret d’entreprise. 

Face à cette démonstration éloquente, la mission parlementaire a reconnu que les objectifs du législateur suscitaient beaucoup d’interrogations de la part des délégations reçues. Pourtant, elle s’est voulue très rassurante sur l’équilibre financier du dispositif législatif. Elle estime que seulement 28% des salariés français seraient concernés par les critères de pénibilité. 

« Mais les secteurs de main-d’œuvre, dont l’industrie des viandes, les concentrent à 70% ! » a répondu Claude THIEBLEMONT. Aussi, il a beaucoup plaidé pour le report de 12 mois des obligations notamment pour permettre aux entreprises de mieux préparer la mise en œuvre de la fiche de prévention dans les entreprises. 

La démarche de la FNICGV se veut constructive.  La fédération a formulé 15 propositions d’aménagement des textes en vigueur. L’action et la présence de la FNICGV sur les sujets qui engagent la vie des entreprises ont de nouveau été saluées par la mission parlementaire. Le dialogue nourri permet de penser que la mission parlementaire a retenu les observations majeures de la FNICGV. Mais pour autant, il est indispensable que chacun multiplie auprès de son député les explications professionnelles et demande l’aménagement de la loi pour le secteur de l’industrie et du commerce en gros des viandes.