mardi 28 juillet 2015

Crise de l’élevage : le président de la FNICGV se rend sur le MIN de Rungis


Gilles Gauthier, Président de la FNICGV est venu à Rungis, mardi matin 28 juillet à la rencontre des grossistes en viandes du plus grand Marché d'Intérêt National de France, afin d’échanger avec eux sur les événements liés à la crise de la viande des derniers jours et échanger sur les actions collectives à mener pour soutenir l’élevage français.

Gilles Gauthier a réaffirmé son attachement au marché de Rungis, et à la vitrine exceptionnelle qu’il représente tant au niveau national qu’international. Il a précisé que les dernières mobilisations de grande ampleur des éleveurs sont compréhensibles sur le fond. Chaque éleveur a le droit de pouvoir vivre de son activité. Dans ce contexte, le marché de Rungis doit donner des signes qu’il soutient les éleveurs français, anticiper et saisir l’opportunité d’augmenter ses volumes en répondant à la demande de fourniture de viande française par ses clients (restauration collective, RHD, GMS…), tout en veillant à ce que les prix passent et correspondent.

Gilles Gauthier a donc incité les grossistes à accueillir favorablement les demandes de fourniture de viande française : c’est un marché qui va connaître un développement à court terme, permettant la juste valorisation des produits.

Les chefs d’entreprises du Pavillon des Viandes ont apporté leur soutien aux propos de leur président national. De son côté, Gilles Gauthier a réaffirmé qu’il reviendrait début septembre sur le MIN à la rencontre des grossistes commissionnaires.

vendredi 24 juillet 2015

Crise de la viande : les abattoirs ne veulent pas être les boucs émissaires

Gilles GAUTHIER a pris la parole dans un article du Journal Le Monde en date du 24 juillet.
Après la publication, mercredi 22 juillet, du rapport du médiateur, Francis Amand, analysant les raisons de l’échec partiel du relèvement des prix de la viande bovine décidé le 17 juin, le président de la FNICGV a rappelé que « Le rapport Amand n’est pas à charge envers nous » et que « Nous respectons les accords et continuerons de les respecter ».

Les abattoirs continueront d’augmenter les prix payés aux éleveurs, mais sans aller immédiatement jusqu’au niveau fixé en juin, pour rester « dans la limite » de leurs moyens.

Gilles Gauthier appelle au calme et à la sérénité.

« La crise bovine est réelle et dès le premier jour nous avons tout mis en œuvre pour être en harmonie avec les mesures décidées par la table ronde du 17 juin »,ajoute-t-il, mais il faut nous laisser travailler car nous avons des entreprises qui connaissent de grandes difficultés financières. »